Article rédigé en juin 2026 et mis à jour le 21 octobre 2026, à destination des bailleurs particuliers louant un ou plusieurs biens d'habitation, des associés de SCI familiale et des propriétaires en démembrement. Les références juridiques renvoient aux textes en vigueur à la date de la mise à jour.

L'assurance bailleur particulier ne tient pas en un seul contrat : elle se compose selon le patrimoine loué. Un appartement en copropriété, une maison louée en direct, plusieurs biens logés dans une SCI familiale ou un bien en démembrement n'appellent pas la même combinaison. Le besoin se révèle souvent sans crier gare : une fuite de chauffe-eau qui inonde l'étage du dessous, un locataire qui cesse de payer après quatre mensualités, une porte arrachée à la sortie des lieux.

Deux contrats forment le socle. La PNO protège les murs et la responsabilité du propriétaire non-occupant. La GLI sécurise les revenus locatifs et, lorsqu'elle comprend un volet dégradations, la remise en état au-delà du dépôt de garantie. Cet article aide à choisir la combinaison selon le nombre de biens, le type de location et la forme de détention : obligations, six facteurs de prime, frontière entre profils standards et dossiers complexes (SCI, démembrement, gros patrimoine).

Quelles assurances pour un bailleur particulier : obligations légales et garanties recommandées

La loi n° 89-462 du 6 juillet 1989, dite loi Mermaz, régit la location vide ou meublée à usage de résidence principale. Elle impose au locataire de s'assurer contre les risques dont il doit répondre en sa qualité de locataire (article 7 g). Pour le bailleur, l'assurance n'est pas obligatoire par défaut dans une maison individuelle dont il est seul propriétaire.

La situation bascule en copropriété. Depuis la loi ALUR du 24 mars 2014 (article 9-1 de la loi n° 65-557 du 10 juillet 1965), chaque copropriétaire, occupant ou non, doit s'assurer contre les risques de responsabilité civile dont il doit répondre ; pour le copropriétaire non-occupant, cela passe par une PNO, dont le syndic peut demander l'attestation. Le fondement de cette obligation, la frontière avec la MRH du locataire et les risques d'un défaut d'assurance sont détaillés dans notre article sur la PNO obligatoire loi Alur.

La GLI, garantie loyers impayés, n'est jamais obligatoire : c'est une protection que le bailleur choisit de souscrire, rappelle l'ADIL de Tarn-et-Garonne (réseau ANIL). Elle ne se cumule pas librement avec les autres garanties. L'article 22-1 de la loi du 6 juillet 1989 interdit au bailleur assuré de demander une caution, à peine de nullité de celle-ci, sauf si le logement est loué à un étudiant ou à un apprenti (règles plus strictes pour une société autre qu'une SCI familiale). Et un bail garanti par Visale, la caution gratuite d'Action Logement, ne peut être couvert par aucune autre garantie, ni caution personne physique ni assurance. Ce que couvre la GLI, les conditions d'éligibilité du logement et du locataire, le prix et le comparatif avec Visale et la caution personnelle sont détaillés sur notre page garantie loyers impayés pour propriétaire bailleur. Vous êtes courtier : un guide distinct explique comment placer une GLI.

Cinq garanties méritent d'être systématiquement vérifiées : RC propriétaire non-occupant, dommages au lot, vacance locative, loyers impayés et frais de procédure, dégradations locatives au-delà du dépôt de garantie.

Les 5 principaux risques du bailleur particulier

Cinq risques structurent la sinistralité du bailleur particulier.

Sinistre sur le bien entre deux locations. Une fuite, un incendie ou un dégât des eaux survenu pendant une vacance peut engager la responsabilité du propriétaire envers les voisins ou les tiers, et les dommages subis par le logement restent à sa charge s'il n'est pas assuré. L'assurance du locataire ne joue plus : le bien est sans occupant.

Dégradations locatives au-delà du dépôt de garantie. Le dépôt de garantie est plafonné à un mois de loyer hors charges en location vide et à deux mois en meublé (articles 22 et 25-6 de la loi n° 89-462). Au-delà, le locataire reste redevable des dégradations qui lui sont imputables ; s'il ne paie pas, la garantie dégradations d'une GLI peut prendre le relais, lorsqu'elle a été souscrite.

Loyers impayés plus frais de procédure. Le risque central couvert par la GLI. La procédure prend du temps : six semaines entre un commandement de payer resté sans effet et l'effet de la clause résolutoire pour les baux conclus depuis la loi n° 2023-668, puis l'audience, un délai de deux mois après le commandement de quitter les lieux et, le cas échéant, la trêve hivernale du 1er novembre au 31 mars. Pendant ce temps, le bailleur sans GLI ni caution supporte seul la perte de loyers et les frais.

Vacance locative prolongée après sinistre. Un incendie qui rend le bien inhabitable 6 mois ampute la rentabilité. La PNO peut prévoir une garantie perte de loyers, sur une durée fixée au contrat.

Contentieux locataire ou copropriété. Refus de quitter les lieux, contestation de l'état des lieux, conflit avec le syndic. La protection juridique défense-recours couvre les honoraires d'avocat dans la limite des plafonds prévus au contrat.

Garanties à intégrer absolument dans le contrat

Cinq extensions sont non négociables pour un bailleur correctement assuré.

La RC propriétaire non-occupant reste le socle. Son plafond, fixé au contrat, doit être suffisant pour les dommages corporels causés aux tiers : au-delà, le surplus reste à la charge du propriétaire et expose son patrimoine personnel.

La garantie dommages au lot couvre embellissements, mobilier laissé sur place et équipements fixes (cuisine équipée, salle de bains). Son plafond se calibre selon ce qui reste dans le logement.

La GLI couvre, selon les contrats, les loyers impayés, les frais de procédure et les dégradations locatives, chacun dans la limite fixée au contrat : l'ANIL rappelle que l'étendue des garanties varie selon les contrats et les assureurs. Le seuil de déclenchement varie lui aussi. Avec l'offre proposée par Tutassûr, la garantie se déclenche dès que la dette du locataire dépasse un mois de loyer charges comprises, et les dégradations immobilières font l'objet d'une garantie optionnelle.

La vacance locative reconstitue le loyer manquant lorsque le bien est inhabitable après sinistre, sur la durée et selon le mode de calcul prévus au contrat.

La protection juridique défense-recours prend en charge avocat et commissaire de justice en cas de contentieux avec le locataire, le voisinage ou la copropriété. Seuil d'intervention et plafonds sont à vérifier au contrat.

Tarification : les 6 facteurs qui jouent

La prime annuelle d'une PNO et celle d'une GLI, souvent exprimée en pourcentage du loyer, varient d'un bailleur à l'autre. Six facteurs expliquent l'essentiel des écarts.

Nombre de biens détenus. Un bien isolé reste en tarif particulier. Au-delà d'un nombre de biens propre à chaque assureur, le dossier peut basculer vers un contrat multipropriétaire.

Valeur de reconstruction. Paramètre central lorsque la PNO garantit le bâtiment, distinct de la valeur vénale, qui intègre le terrain et l'emplacement. Un capital sous-évalué expose, sauf clause contraire, à la règle proportionnelle de l'article L. 121-5 du Code des assurances.

Type de location. Location nue résidence principale en régime classique. Meublée longue durée : surprime possible. Saisonnière ou meublée de tourisme en contrat dédié, présenté dans notre guide assurance Airbnb et location courte durée.

Zone géographique. La localisation du bien pèse sur le tarif, selon la grille propre à chaque assureur.

Solvabilité du locataire. Le critère de revenus varie selon les contrats. Selon l'ADIL de Tarn-et-Garonne (réseau ANIL), l'assureur exige en général des revenus nets d'au moins trois fois le loyer charges comprises ; les situations professionnelles acceptées dépendent aussi du contrat.

Antécédents du bailleur. Un historique sans sinistre peut ouvrir une bonification ; un impayé déjà déclaré peut entraîner, selon les contrats, une surprime ou un refus.

Profils standards et profils atypiques

La frontière entre le profil assurable en ligne et le dossier étudié sur mesure est fixée par chaque assureur.

Le profil standard correspond à un bailleur détenant un ou deux biens en location nue résidence principale. Locataires aux dossiers vérifiés (par exemple avis d'imposition et trois derniers bulletins de salaire, parmi les pièces autorisées par le décret n° 2015-1437 du 5 novembre 2015), copropriété stable, gestion directe ou via agence mandatée, sans sinistre majeur récent. Pour la GLI, ce profil se souscrit en ligne ; pour la PNO, le devis s'établit sur demande auprès de Tutassûr.

Le profil complexe regroupe les dossiers refusés en ligne ou tarifés à un niveau dissuasif. SCI familiale ou patrimoniale, selon les contrats. Parc étendu (bascule vers un contrat multipropriétaire). Démembrement usufruit/nue-propriété. Indivision successorale non liquidée. Location saisonnière de courte durée. Patrimoine important. Antécédents de loyers impayés.

Deux voies coexistent donc : un devis standard pour les profils standards, en ligne ou sur demande selon le contrat, et une étude au cas par cas pour les risques complexes ou aggravés. Pour la garantie loyers impayés, Tutassûr, courtier grossiste immatriculé à l'ORIAS sous le n° 22001730, propose un parcours de souscription en ligne auprès de son assureur partenaire.

Souscription pour profils standards : GLI en ligne, PNO sur devis

Pour un bailleur classique, la voie de souscription dépend du contrat : la GLI se souscrit en ligne, la PNO fait l'objet d'un devis sur demande.

Pour un devis PNO ou GLI, six informations sont à préparer, selon le contrat demandé : identité et statut (particulier, indivision simple), caractéristiques du bien et adresse, type de location et loyer, dossier du locataire pour la GLI, antécédents de sinistres, garanties et plafonds souhaités.

Le parcours en ligne de la GLI enchaîne quatre étapes : propriétaire, logement (suivi de l'offre et de son tarif), dossier du locataire, signature électronique. Il exige notamment un dépôt de garantie au moins égal à la moitié d'un mois de loyer hors charges et n'assure pas un logement occupé depuis plus de 15 jours et moins de 6 mois.

Une fois la PNO souscrite, conservez l'attestation d'assurance pour la présenter au syndic s'il la demande.

Trois critères caractérisent ce profil standard : un ou deux biens en location nue résidence principale au nom du particulier, aucun sinistre incendie ou impayé majeur récent, des locataires dont les revenus satisfont au critère de solvabilité du contrat.

La prime intègre les six facteurs décrits plus haut. Trois curseurs méritent attention avant validation : le plafond GLI, la durée de vacance locative et l'étendue de la protection juridique.

Pour la garantie loyers impayés, le tarif s'obtient en ligne depuis notre page garantie loyers impayés, qui détaille aussi les conditions d'éligibilité ; pour une PNO ou un dossier atypique, Tutassûr est joignable au 04 65 84 25 34 ou à gestion@tutassur.fr.

Étude sur-mesure pour profils complexes

Pour les dossiers atypiques, le parcours change : l'étude se fait au cas par cas. Un dossier complet est constitué, présenté à des porteurs spécialisés multipropriétaire, puis les conditions se négocient dossier par dossier.

Exemple illustratif (fictif) : une SCI familiale détient quatre biens loués (deux T2, un T4, un studio étudiant) et se voit refuser les contrats particuliers au motif du seuil de bascule. Une étude au cas par cas peut structurer le dossier en multirisque immeuble bailleur consolidée, avec une GLI à plafond mutualisé sur le parc et une protection juridique étendue aux contentieux de la SCI, à comparer au cumul de quatre contrats particuliers.

Prévoyez sept pièces : statuts SCI ou attestation notariée d'indivision, titres de propriété, baux en cours et historique des locataires, états des lieux d'entrée signés, dossiers de solvabilité, historique des sinistres, relevés de charges.

Erreurs fréquentes à éviter dans le devis

Cinq erreurs reviennent dans les dossiers mal préparés.

Croire que l'assurance habitation du locataire suffit. Sa seule garantie obligatoire couvre les risques dont il répond en qualité de locataire, pas les revenus du bailleur ni les sinistres dont le locataire n'est pas responsable. Pendant une vacance, aucun locataire n'est là pour répondre des dommages : sans PNO, le propriétaire supporte seul ce que l'assurance de l'immeuble ne couvre pas.

Oublier la PNO en copropriété. L'article 9-1 de la loi n° 65-557, issu de la loi ALUR, impose à chaque copropriétaire, occupant ou non, de s'assurer en responsabilité civile.

Cumuler GLI et caution, ou GLI et Visale. L'article 22-1 de la loi n° 89-462 interdit au bailleur qui a souscrit une assurance couvrant les obligations locatives du locataire de lui demander une caution, à peine de nullité du cautionnement, sauf si le logement est loué à un étudiant ou à un apprenti. Visale est elle-même une caution, accordée par Action Logement, qui exclut toute autre garantie, caution personne physique ou assurance, sur le bail qu'elle couvre. L'offre de GLI proposée par Tutassûr refuse d'ailleurs un locataire bénéficiant de Visale. Le dépôt de garantie, lui, reste possible.

Attendre l'impayé pour souscrire. Une GLI se souscrit avant l'impayé, pas après : avec l'offre proposée par Tutassûr, le logement n'est pas assurable si les locataires ne sont pas à jour de l'ensemble de leurs loyers et charges. Un éventuel délai de carence dépend du contrat : il figure, le cas échéant, dans le document d'information sur le produit et les conditions générales remis avant la signature.

Sous-déclarer le nombre de biens. Une fausse déclaration intentionnelle qui change l'objet du risque ou en diminue l'opinion pour l'assureur entraîne la nullité du contrat, l'assureur conservant les primes payées (article L. 113-8 du Code des assurances). Sans mauvaise foi établie, l'indemnité peut être réduite en proportion de la prime qui aurait été due (article L. 113-9).

Pour anticiper ces points, consulter le guide assurance agence immobilière et syndic. L'article risque complexe assurance cadre la méthode appliquée aux dossiers atypiques. Pour les textes légaux, Légifrance référence la loi du 6 juillet 1989, la loi n° 65-557 du 10 juillet 1965 et le décret n° 2016-382 du 30 mars 2016 sur l'état des lieux et la vétusté. L'ANIL publie des fiches pratiques pour les propriétaires bailleurs, et Action Logement les conditions de la garantie Visale.

Les sept questions ci-dessous répondent aux interrogations fréquentes des bailleurs particuliers lors de la souscription : combinaison PNO + GLI pour un ou deux biens, valeur et nombre de biens à déclarer, déclenchement des impayés, dégradations supérieures au dépôt, bascule SCI, démembrement, bail étudiant ou location saisonnière. Ces réponses donnent des repères généraux, à jour au 21 octobre 2026 : les conditions exactes dépendent de chaque contrat.

Questions fréquentes

Un ou deux appartements loués en direct : quelle combinaison PNO + GLI retenir ?

C'est le profil le plus simple : un ou deux biens loués nus comme résidence principale du locataire, détenus en nom propre, sans sinistre majeur récent. Le socle est la PNO, obligatoire en copropriété depuis la loi ALUR (article 9-1 de la loi n° 65-557 du 10 juillet 1965) : responsabilité civile du propriétaire non occupant, avec un plafond à vérifier au contrat, et garantie des dommages au lot calibrée selon les embellissements et le mobilier laissés sur place. La GLI, facultative, s'ajoute pour sécuriser les revenus. Sa prime s'exprime souvent en pourcentage du loyer et, selon les contrats, elle peut comprendre un volet dégradations locatives, parfois en option. Le critère de solvabilité du locataire varie lui aussi selon les contrats : selon l'ADIL de Tarn-et-Garonne (réseau ANIL), l'assureur exige en général des revenus nets d'au moins trois fois le loyer charges comprises. La vacance locative et la protection juridique défense-recours complètent la combinaison. Pour ce profil, la GLI se souscrit en ligne et la PNO fait l'objet d'un devis sur demande ; conservez ensuite l'attestation PNO pour la présenter au syndic s'il la demande.

Valeur du bien ou nombre de biens mal déclarés : quel risque pour le bailleur ?

Deux erreurs de déclaration pèsent directement sur l'indemnisation. La première porte sur la valeur : lorsque la PNO garantit le bâtiment, le capital assuré se réfère, selon les contrats, à la valeur de reconstruction, distincte de la valeur vénale (celle-ci intègre le terrain et l'emplacement, que la valeur de reconstruction ignore). Un capital sous-évalué expose, sauf clause contraire du contrat, à la règle proportionnelle de l'article L. 121-5 du Code des assurances, qui réduit l'indemnité versée après sinistre. La seconde porte sur le nombre de biens, lorsque l'assureur le demande. Une fausse déclaration intentionnelle qui change l'objet du risque ou en diminue l'opinion pour l'assureur entraîne la nullité du contrat, l'assureur conservant les primes payées (article L. 113-8 du Code des assurances). Si la mauvaise foi n'est pas établie et que l'erreur est découverte après un sinistre, l'indemnité est réduite en proportion de la prime qui aurait été due (article L. 113-9). Le nombre de biens pèse aussi sur le tarif et, au-delà d'un seuil propre à chaque assureur, peut faire basculer le dossier vers un contrat multipropriétaire. Déclarer exactement son parc conditionne donc à la fois le tarif et la validité de la garantie.

Loyers impayés depuis 4 mois : déclencher la GLI après combien de relances ?

Le nombre de relances n'est pas le critère : c'est le contrat qui fixe le seuil de déclenchement, le délai de déclaration et les pièces à fournir. Le seuil varie selon les contrats ; avec l'offre proposée par Tutassûr, la garantie se déclenche dès que la dette du locataire dépasse un mois de loyer charges comprises. Le réseau ANIL conseille de déclarer l'impayé à l'assurance selon les délais et modalités prévus au contrat. Attendre quatre mois peut coûter la garantie : lorsque le contrat prévoit une déchéance pour déclaration tardive, l'assureur peut l'opposer s'il établit que le retard lui a causé un préjudice (article L. 113-2 du Code des assurances). Une fois le dossier accepté, l'assureur mène les démarches de recouvrement selon les modalités du contrat. Sans garantie, le bailleur engage lui-même la procédure : commandement de payer délivré par un commissaire de justice, puis saisine du juge des contentieux de la protection. Depuis la loi n° 2023-668 du 27 juillet 2023, la clause résolutoire produit effet six semaines après un commandement de payer resté sans effet (article 24 de la loi n° 89-462) ; un bail conclu avant cette réforme garde le délai inscrit dans sa clause, souvent deux mois (avis de la Cour de cassation du 13 juin 2024).

Dégradations supérieures au dépôt de garantie : recours GLI ou MRH locataire ?

Le dépôt de garantie, plafonné à un mois de loyer hors charges en location vide et à deux mois en meublé (articles 22 et 25-6 de la loi n° 89-462), garantit l'exécution des obligations locatives : il peut absorber des réparations locatives justifiées. Au-delà, le locataire reste redevable des dégradations et pertes survenues pendant la location, sauf s'il prouve la force majeure, la faute du bailleur ou le fait d'un tiers qu'il n'a pas introduit dans le logement (article 7 c de la même loi). Son assurance habitation ne prend pas forcément le relais : la seule garantie obligatoire, celle des risques locatifs (article 7 g), vise les dommages causés au logement par un incendie, une explosion ou un dégât des eaux (service-public.gouv.fr) ; pour le reste, tout dépend de son contrat. Si le locataire ne paie pas, la garantie dégradations d'une GLI, lorsqu'elle a été souscrite, peut intervenir dans les conditions et plafonds du contrat ; avec l'offre proposée par Tutassûr, cette garantie est optionnelle selon le document d'information sur le produit et vise les dégradations immobilières (sols, murs, plafonds). Une PNO ne couvre les dégradations du locataire que si son contrat le prévoit. Les états des lieux d'entrée et de sortie (article 3-2 de la loi n° 89-462) sont les pièces décisives, avec les devis et les photos. Sans état des lieux d'entrée, le locataire est présumé avoir reçu le logement en bon état de réparations locatives, sauf preuve contraire (article 1731 du Code civil) ; mais la partie qui a fait obstacle à l'établissement de l'état des lieux ne peut pas invoquer cette présomption (article 3-2).

SCI familiale avec 3 biens : faut-il basculer vers une assurance professionnelle bailleur ?

Trois biens détenus par une SCI peuvent conduire vers un contrat dédié aux bailleurs à patrimoine étendu, mais le seuil dépend de chaque assureur. La SCI est une personne morale : selon les contrats, une offre conçue pour les particuliers peut ne pas l'accepter ou limiter le nombre de biens couverts. Ce n'est pas une règle générale : la GLI proposée en ligne par Tutassûr accepte un propriétaire personne morale, par exemple une SCI. Au-delà, le dossier peut passer en multirisque immeuble ou en contrat multipropriétaire. Côté fiscalité, les primes d'assurance d'un immeuble loué sont déductibles des revenus fonciers au régime réel (article 31 du CGI) ; si la SCI opte pour l'impôt sur les sociétés, ce sont les règles de l'IS qui s'appliquent, à examiner avec un conseil. Selon les contrats, une offre professionnelle peut intégrer une responsabilité civile du gérant, une protection juridique étendue et des plafonds de GLI consolidés sur l'ensemble du parc. Pour ce type de dossier, Tutassûr est joignable au 04 65 84 25 34 ou à gestion@tutassur.fr.

Bien en démembrement (usufruit / nue-propriété) : qui souscrit la PNO ?

Le démembrement complique la répartition des charges d'assurance. L'usufruitier peut donner le logement à bail (article 595 du Code civil), perçoit les loyers et n'est tenu qu'aux réparations d'entretien (article 605) : c'est donc lui, en tant que bailleur, qui souscrit la GLI. Les grosses réparations, définies par l'article 606 (gros murs, voûtes, poutres, couvertures entières), restent à la charge du nu-propriétaire. Selon les contrats, la PNO est souscrite par l'usufruitier, par le nu-propriétaire ou par les deux, chacun pouvant aussi s'assurer pour son propre intérêt. Une convention écrite entre usufruitier et nu-propriétaire clarifie qui assure quoi. En cas de sinistre, le bénéficiaire de l'indemnité et son emploi dépendent du contrat et de cette convention : vérifiez que le contrat désigne bien les deux titulaires et leurs intérêts respectifs.

Bail étudiant meublé ou location saisonnière : quel contrat pour le même logement ?

La location meublée à un étudiant reste dans le périmètre PNO + GLI du bailleur classique, à condition que le bail soit conforme à l'article 25-7 de la loi n° 89-462 : un an au moins, ou neuf mois pour un étudiant, sans reconduction tacite dans ce cas. Avec un locataire étudiant ou apprenti, la loi permet d'ailleurs à un bailleur particulier de cumuler GLI et caution (article 22-1 de la même loi). La location meublée de tourisme (Airbnb, Abritel, locations de courte durée) en sort : le logement n'étant pas la résidence principale de l'occupant, la loi n° 89-462 ne s'applique pas, et l'offre de GLI proposée par Tutassûr exclut les locations saisonnières selon son document d'information sur le produit. Le bien relève alors d'un contrat dédié à la location de courte durée, dont les extensions (vol, dégradations de l'occupant, perte d'exploitation) varient selon les contrats. Les obligations et garanties propres à ce régime sont détaillées dans notre guide consacré à l'assurance Airbnb et à la location courte durée. Alterner les deux profils sur le même logement (étudiant à l'année et courte durée) nécessite une étude sur mesure avec un assureur acceptant la double activité.

SM

À propos de l'auteur

Service marketing

Tutassûr