Guide 2026 — Publié le 22 mai 2026. Article mis à jour le 26 septembre 2026 : nouvelle grille tarifaire Tutassûr (à partir de 490 €/an) et échéance des contrôles Urssaf reportée au 31 octobre 2026. Cet article explique pourquoi une demande de garantie financière services à la personne peut être refusée, quels critères le garant évalue, et comment y remédier.

Une garantie financière SAP refusée par le garant n'est pas une impasse, à condition de comprendre ce qui a motivé la décision. La garantie n'est pas accordée automatiquement : avant de délivrer l'attestation conforme à l'article D133-22 du Code de la sécurité sociale, le garant évalue un profil de risque, à partir de la santé financière de l'entreprise et des antécédents de la structure et de ses dirigeants. Une réponse défavorable sur ces points peut entraîner un refus, une majoration ou une demande de garanties complémentaires. Cet article détaille les critères examinés et les solutions pour représenter un dossier après un refus.

L'essentiel à retenir

  • La garantie n'est pas un droit automatique : le garant évalue un profil de risque avant de délivrer l'attestation D133-22.
  • Quatre critères financiers sont examinés : certification des comptes, résultat net, fonds propres, résultat d'exploitation du dernier exercice.
  • Les antécédents comptent : procédure collective (BODACC), redressement Urssaf au titre de l'AVIM ou redressement fiscal, contentieux d'un dirigeant sur les 3 dernières années.
  • Une entreprise en création peut être étudiée, mais l'absence de comptes et d'ancienneté pèse sur le tarif et l'acceptation.
  • En cas de difficulté : certifier ses comptes, régulariser ses litiges, présenter un dossier complet et se faire accompagner par un courtier.
  • Solution Tutassûr : présentation d'un dossier complet au garant, qui l'étudie au cas par cas, à partir de 490 €/an selon la grille publiée. Échéance des contrôles Urssaf reportée au 31 octobre 2026 (initialement fixée au 1er janvier 2026, puis au 31 juillet 2026 ; date limite de dépôt fixée au 31/10/2026 sur urssaf.fr).

Peut-on être refusé pour une garantie financière SAP ?

Oui. La garantie financière — aussi appelée « caution AVIM » — engage le garant à indemniser les bénéficiaires en cas de défaillance de l'organisme. Avant de s'engager, le garant analyse le risque que représente l'entreprise.

À l'issue de cette analyse, plusieurs issues sont possibles :

  • acceptation aux conditions standard ;
  • majoration du tarif au regard d'un risque jugé plus élevé ;
  • demande de garanties complémentaires (caution personnelle, dépôt, documents additionnels) ;
  • refus si le profil de risque est incompatible.

Comprendre les critères évalués permet d'anticiper et de présenter un dossier recevable dès la première demande.

Les critères financiers examinés

Le garant examine la santé financière de l'entreprise à partir de son dernier exercice clos. Quatre points structurent l'analyse.

Critère examinéRéponse favorableRéponse défavorable (point de vigilance)
Comptes vérifiés par un expert-comptable ou un commissaire aux comptesOui — comptes certifiésNon — comptes non certifiés
Résultat net du dernier exercicePositifNégatif
Fonds propres du dernier bilanPositifsNégatifs
Résultat d'exploitation du dernier exercicePositifNégatif

Une réponse défavorable sur un ou plusieurs de ces points dégrade le profil de risque. Selon l'ampleur, elle peut conduire à une majoration, à une demande de garanties complémentaires ou à un refus. À l'inverse, des comptes certifiés et des agrégats positifs facilitent l'acceptation aux conditions standard.

Les antécédents examinés

Au-delà des chiffres, le garant s'intéresse aux antécédents de l'entreprise et de ses dirigeants. Les points suivants sont systématiquement vérifiés :

  • un dirigeant fait l'objet d'un contentieux — civil, pénal, commercial, administratif, fiscal ou prud'homal — ou en a subi un sur les 3 dernières années ;
  • le souscripteur fait l'objet d'une procédure de sauvegarde, de redressement ou de liquidation judiciaire (information publiée au BODACC) ;
  • un dirigeant a déjà dirigé une société ayant fait l'objet d'une telle procédure ;
  • le souscripteur fait l'objet d'un redressement fiscal ou d'une réclamation de l'Urssaf au titre du dispositif d'Avance Immédiate (AVIM) ;
  • le souscripteur a connaissance de faits susceptibles de mettre en jeu la garantie.

Une réponse positive à l'un de ces points ne ferme pas systématiquement la porte, mais constitue un point de vigilance. Un litige ancien et résolu, ou assorti d'un échéancier en cours documenté, est mieux accueilli qu'une procédure active et non régularisée. La transparence sur ces éléments est essentielle : un fait découvert après coup fragilise le contrat.

Le cas des entreprises en création

Une entreprise en cours de création peut être étudiée à partir de la forme juridique envisagée et d'éléments prévisionnels, mais l'absence d'ancienneté et de comptes historiques pèse sur l'acceptation et sur le tarif. Un business plan réaliste et chiffré, les apports et capitaux propres prévus et l'expérience du ou des dirigeants dans les services à la personne renforcent la demande. Le calcul du montant sur prévisionnel, le tarif et les documents à prévoir sont détaillés dans notre article sur la garantie financière en création d'entreprise.

Que faire en cas de refus

Un refus ou une majoration n'est pas une impasse. Plusieurs leviers permettent de renforcer un dossier et de relancer la demande :

  • faire certifier ses comptes par un expert-comptable ou un commissaire aux comptes ;
  • régulariser un éventuel litige Urssaf ou redressement fiscal, ou formaliser un échéancier ;
  • présenter un dossier complet : liasse fiscale, Kbis, comptes, et tout document attestant de la santé de l'entreprise (voir la liste des pièces du dossier de garantie financière) ;
  • documenter les antécédents plutôt que de les masquer (procédure clôturée, litige résolu) ;
  • se faire accompagner par un courtier qui connaît les attentes du garant et sait présenter le risque sous le bon angle.

L'objectif est de transformer un dossier incomplet en dossier recevable, en apportant au garant la visibilité dont il a besoin pour s'engager. Une fois la garantie accordée, l'attestation reste à vérifier puis à envoyer à l'Urssaf : voir notre guide pour obtenir et transmettre l'attestation de garantie financière à l'Urssaf.

Au-delà de la garantie financière, pour une assurance professionnelle refusée par plusieurs porteurs, la démarche générale du courtier (motif écrit du refus, dossier corrigé, grossiste, puis Bureau central de tarification pour les seules assurances obligatoires qui y ouvrent droit) est décrite dans risque refusé par tous les assureurs : l'échelle de recours du courtier.

La solution Tutassûr

Tutassûr est un courtier grossiste en assurance (ORIAS n°22001730), qui agit en intermédiaire entre votre structure et le porteur de risque. Concrètement :

  • nous présentons un dossier complet au garant, qui l'étudie au cas par cas au regard de votre situation réelle ;
  • la demande se fait via un parcours de devis en ligne ;
  • l'attestation, émise par le garant, est conforme à l'article D133-22 du Code de la sécurité sociale, prête à transmettre à l'Urssaf ;
  • tarif à partir de 490 €/an selon la grille publiée (TTC, structure de plus de 3 ans d'ancienneté, jusqu'à 500 000 € de prestations déclarées ; tarif indicatif hors fractionnement, définitif après étude du dossier).

Que votre dossier soit standard, qu'il présente un point de vigilance ou que votre entreprise soit en cours de création, il est étudié au cas par cas ; aucune acceptation n'est acquise d'avance, la décision revenant au garant.

Étudier mon dossier de garantie financière SAP →

Pour aller plus loin

Pour comprendre l'obligation et bien dimensionner votre garantie :

Vous pouvez aussi lancer directement votre demande via notre parcours garantie financière en ligne.

Faites étudier votre dossier

Garantie financière services à la personne conforme D133-22, dossier étudié au cas par cas, à partir de 490 €/an.


Cet article a été rédigé à des fins d'information générale. Il ne constitue pas un conseil juridique. Les éléments réglementaires (article D133-22 du Code de la sécurité sociale, article L.133-8-5, décret n°2024-1161) sont datés du 25 septembre 2026 et susceptibles d'évoluer ; vérifiez les sources officielles Légifrance et Urssaf.

Questions fréquentes

Peut-on être refusé pour une garantie financière SAP ?

Oui. La garantie financière n'est pas un droit automatique : le garant évalue un profil de risque. Une demande peut être refusée, majorée ou assortie de garanties complémentaires si les comptes ne sont pas certifiés, si les fonds propres ou le résultat sont négatifs, ou si l'entreprise présente des antécédents défavorables (procédure collective, redressement Urssaf ou fiscal, contentieux d'un dirigeant).

Quels critères financiers sont examinés ?

Quatre points principaux : la certification des comptes par un expert-comptable ou un commissaire aux comptes, le résultat net du dernier exercice, les fonds propres du dernier bilan et le résultat d'exploitation du dernier exercice. Un résultat net, des fonds propres ou un résultat d'exploitation négatifs dégradent le profil de risque et peuvent conduire à un refus ou à une majoration.

Une entreprise en création risque-t-elle un refus ?

Pas nécessairement : une entreprise en cours de création peut être étudiée à partir de la forme juridique envisagée. L'absence de comptes et d'ancienneté pèse toutefois sur l'acceptation et sur le tarif ; un dossier solide (business plan, apports, expérience du dirigeant) renforce la demande.

Un redressement Urssaf empêche-t-il l'obtention ?

Un redressement fiscal ou une réclamation de l'Urssaf au titre de l'Avance Immédiate (AVIM) est un point de vigilance majeur pour le garant. Il ne bloque pas systématiquement la garantie, mais une régularisation ou un échéancier en cours doit être documenté. Plus le litige est ancien et résolu, plus le dossier est recevable.

Que faire en cas de refus de garantie financière ?

Faire certifier ses comptes, régulariser un éventuel litige Urssaf ou fiscal, puis présenter un dossier complet (liasse fiscale, Kbis, comptes). Passer par un courtier comme Tutassûr permet de présenter un dossier complet au garant, qui l'étudie au cas par cas.

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À propos de l'auteur

Tutassûr

Cabinet de courtage en assurances — ORIAS n°22001730

Tutassûr est un cabinet de courtage en assurances immatriculé à l'ORIAS sous le n°22001730, placé sous le contrôle de l'ACPR. Tutassûr propose aux organismes de services à la personne un parcours de devis en ligne pour obtenir une attestation de garantie financière conforme à l'article D133-22 du Code de la sécurité sociale.

Contenu vérifié et relu par Tutassûr — courtier ORIAS n°22001730, sous le contrôle de l'ACPR.